Orléans a toujours aimé les femmes de caractère : la ville célèbre chaque printemps celle qui a mené une armée, et ses dominatrices ont hérité d'un peu de cette assurance. Une femme dominatrice à Orléans cultive souvent une autorité tranquille, sans éclat inutile, à l'image des quais de Loire au petit matin. Pour un premier échange, on choisit volontiers une terrasse de la rue de Bourgogne avant l'heure de l'apéritif, un café de la place du Martroi au pied de la statue équestre, ou le salon discret d'un hôtel à l'ombre de la cathédrale Sainte-Croix. Les beaux jours, les guinguettes du quai du Châtelet offrent un cadre détendu pour parler limites et protocole, les pieds presque dans l'eau, pendant que le soumis apprend déjà à attendre son tour.
Paris n'est qu'à une heure de train, et beaucoup de maîtresses dominatrices orléanaises apprécient cette proximité : on peut rencontrer un homme venu de la capitale sans rien changer à ses habitudes. Début mai, les fêtes johanniques remplissent le centre ancien ; certaines aiment faire suivre le cortège à leur soumis, un pas derrière elles, en silence. De Saint-Marceau à la Source, de Dunois à l'Argonne, et jusqu'à Olivet, Saint-Jean-de-Braye ou Fleury-les-Aubrais, les profils varient, mais la méthode reste identique : une conversation franche avant tout, des limites couchées sur le papier, un mot d'arrêt convenu ensemble. La domination féminine se vit ici avec douceur et fermeté, et la soumission masculine y gagne une forme d'élégance ligérienne, sans précipitation ni excès. Ceux qui aiment varier les plaisirs connaissent bien 1rencart.