Paris offre à la domination féminine un décor sans pareil, mais aussi une concurrence féroce pour l'attention : chacun est pressé, sollicité, distrait. Une femme dominatrice à Paris commence donc par exiger ce qui manque le plus dans la capitale, c'est-à-dire du temps. Les premières rencontres se donnent dans des lieux neutres et feutrés : le bar d'un grand hôtel de la rive gauche, un café discret du Marais, une terrasse des Batignolles un dimanche matin, une brasserie de Montparnasse à l'heure creuse. On s'y assied, on se présente, on aborde limites et mot d'arrêt comme on négocierait un contrat. Personne ne se retourne ; Paris a vu bien d'autres conversations.
Chaque quartier a son style. Le Marais aime les mises en scène sophistiquées, le canal Saint-Martin préfère les maîtresses jeunes et inventives, Passy et Auteuil cultivent le vouvoiement et le protocole d'autrefois. Les saisons comptent aussi : août vide la ville et suspend les rencontres BDSM, septembre les relance avec une énergie neuve, l'hiver installe les rendez-vous réguliers, les consignes envoyées entre deux réunions, les attentes savamment entretenues. Sur ce site, les maîtresses parisiennes partagent une même idée de la soumission masculine : elle est choisie, discutée, encadrée. Aucune violence, aucune humiliation gratuite, rien de vénal. Ce qu'elles proposent, c'est un rapport d'autorité clair, élégant, où l'homme apprend à attendre, à obéir et à remercier. Trouver une maîtresse à Paris n'est pas difficile ; être choisi par elle, c'est une tout autre affaire. Pour les soirs où tu veux autre chose, il y a sans tabou 34.